
Un chantier concentre du matériel de valeur, des accès multiples et des équipes qui changent tous les jours. Voici les angles morts que nous constatons le plus souvent.
Le premier angle mort est l'entre-deux : le chantier est protégé la nuit, mais personne ne surveille la période où les équipes se retirent et où le site reste ouvert. C'est souvent le créneau le plus exposé.
Le deuxième est l'absence de consignes écrites. Sans document de poste, chaque agent applique sa propre interprétation, et rien ne se transmet à la relève. Une consigne écrite, validée avec le conducteur de travaux, règle la majorité des incidents avant qu'ils n'arrivent.
Le troisième est la multiplication des accès. Un chantier finit toujours par ouvrir des passages non prévus — livraisons, sous-traitants, riverains. Recenser ces accès et décider lesquels sont fermés physiquement fait partie du dispositif, pas du détail.
Le quatrième est la surveillance des zones de stockage. Le matériel de valeur, les câbles et le carburant se volent rarement par l'entrée principale. Une ronde cynophile couvre en quelques minutes un périmètre qu'un poste fixe ne voit jamais.
Le cinquième est le suivi. Une main courante tenue correctement, relevée chaque semaine, transforme la prestation de sécurité en outil de pilotage : elle dit où se produisent les tentatives, à quelle heure, et ce qu'il faut corriger.